Notre histoire

Notre histoire

  • « Mes règles étaient jusque-là toute une logistique. »
  • « Comment ça n'a pas pu exister plus tôt ? »
  • « Si j'avais connu ça avant… »

Ce sont des femmes qui écrivent ça. À propos d'un disque menstruel en silicone, large comme la paume d'une main, qu'on oublie pendant douze heures.

Moi, je n'ai jamais eu mes règles.
Et c'est là que commence cette histoire.

Il faut que je te parle de ma mère.

Elle nous a élevés à cinq. Seule. Au Cameroun. J'ai passé mon enfance à la regarder se battre — tenir, ne rien lâcher, tout porter, sans personne à côté d'elle.

Cinq portraits de la mère de Marcel, tirages d'album des années 1980-1990 : un portrait studio, elle à son pupitre au collège, et trois photos en robe devant la maison.
Ma mère. Cinq enfants, seule.

Et je me souviens de cette colère qui montait en moi, petit. Pas de la tristesse : de la colère. Pourquoi une femme doit-elle toujours être dénigrée ? Pourquoi devait-elle faire ça seule ? Pourquoi il n'y avait pas un homme pour l'épauler ?

Je crois que je ne m'en suis jamais vraiment remis.

Petit, j'étais timide. J'avais des copains, des vrais — mais je me sentais mieux entouré de filles. Je ne saurais pas t'expliquer pourquoi.

Et le plus bizarre, c'est que celle qui me plaisait, je n'arrivais jamais à lui parler.

Ça, c'est mon ombre. Je ne la cache pas.

Marcel bébé, assis dans une bassine rose.
Moi.

Je n'ai pas de règles. Je ne saurai jamais ce que c'est.

Alors je n'ai jamais décidé seul de ce produit. Ce que je sais faire, c'est écouter très longtemps, et fabriquer très bien.

Pendant des années, quand on me demandait pourquoi un homme faisait ça, je buguais. Je n'ai jamais su répondre proprement. Je parlais du produit — parce que le produit, ça, je savais en parler.

Et puis un jour d'août, une femme m'a écouté pendant trois heures. Elle m'a posé des questions que personne ne m'avait posées. À la fin, elle m'a dit une phrase que je n'avais pas réussi à formuler en trente-six ans :

« Tu ne vends pas un produit. Tu dis à une femme : je te vois. Et je te veux libre. »

Je suis resté sans voix. C'était ça, depuis le début.

Ce qu'on a fait avec.

Alors j'ai regardé ce qu'on donnait aux femmes pour leurs règles. Un tampon que le corps doit serrer toute la journée pour qu'il tienne, qui gonfle, qu'il faut changer en courant. Une cup qui s'accroche par succion et qui bloque jusqu'à l'intimité.

On appelle ça « protection hygiénique ».
Moi, j'appelle ça un manque de respect.

Le femdisc, lui, se pose tout en haut, dans le fornix vaginal — là où il n'y a presque pas de terminaisons nerveuses. Il ne s'accroche pas : il est simplement calé par le corps, au-dessus de l'os pubien. Silicone médical, testé par SGS sur 470 substances PFAS — toutes non détectables.

Ce que ça donne, ce n'est pas à moi de le dire :

« Je ne le sens pas. 12 h tranquille sans rien sentir. »

« Cela change complètement le rapport aux règles. Ça rend les journées et les nuits plus sereines. »

« Je revis. »

87 %
des femmes qui ont répondu à notre questionnaire disent qu'elles ne le sentent pas. (1 959 réponses)

Ce que ça nous coûte.

Beaucoup de femmes nous ont dit la même chose : le disque leur faisait peur. Trop grand. « J'avais un peu peur », « l'appréhension pour l'enlever ».

On aurait pu répondre par un argumentaire. On a fait autre chose : dans chaque kit, on met deux disques à usage unique, dans les deux tailles — offerts. Tu trouves la tienne avant d'ouvrir quoi que ce soit.

Si ce n'est pas la bonne : on l'échange gratuitement, port compris. Et si tu préfères tout nous renvoyer, l'étiquette de retour est gratuite. Tu ne paies rien.

Ça nous coûte de l'argent à chaque commande. C'est le prix pour qu'aucune femme n'ait à parier sur son propre corps.

Ce qui s'est passé depuis.

  • 20 février
    2023
    Une femme prend la parole sur femdisc pour la première fois. Elle écrit un avis. Elle ne le sait pas, mais elle ouvre cette liste.
  • 2023 Elles sont des milliers. Beaucoup nous disent que le retrait, c'est ça le vrai sujet — pas la fuite. On sort une version avec languette.
  • 2024 La France. Puis, parce que certaines nous disent que le disque les intimide, le format à usage unique — offert, pour essayer.
  • 2025 L'Afrique francophone. Les premières voix ivoiriennes arrivent en mai.
  • 2026 Les États-Unis et le Royaume-Uni. Près de 400 créatrices portent le mouvement. Et 23 % des femmes qui nous découvrent le font parce qu'une autre femme leur en a parlé.
  • Aujourd'hui Plus de 400 000 femmes. 3 240 d'entre elles ont pris le temps d'écrire ce que ça a changé. 3 200 ont répondu à nos questions. Une nous a écrit : « j'en parle partout autour de moi. »

La suite

Il y a une chose qui me rend émotif à chaque fois que j'y pense.

J'ai une fille. Elle s'appelle Amélie.

Un jour, je voudrais qu'on fabrique quelque chose ensemble — elle, ses petites sœurs, ses cousines. Un produit pour les filles, avant l'âge du femdisc. Pour qu'aucune d'elles n'ait à découvrir ses règles comme une punition.

Ce n'est pas encore fait. Mais c'est pour ça que je me lève.

— Marcel, fondateur de femdisc

Pourquoi un homme ?

C'est la question qu'on me pose le plus. Elle est légitime, et je préfère y répondre ici plutôt que de faire semblant qu'on ne me la pose pas.

Je n'ai pas de règles, et je ne prétendrai jamais savoir ce que c'est. Ce que je peux faire, c'est écouter des milliers de femmes, et fabriquer un produit qui tient ce qu'il promet. Ce que vous lisez sur cette page, ce sont vos mots, pas les miens.

Et si un jour vous trouvez que ce n'est pas assez : écrivez-nous. On lit tout.

  • Enregistré et conforme FDA

    Les produits femdisc sont certifiés selon les normes US-FDA, ISO 10993, ISO 13485, RoHS, REACH, GMC et SGS.

  • Hypoallergénique

    Fabriqué en silicone de qualité médicale allemand. Il est aussi hypoallergénique, vegan et bien toléré par le corps.

  • Sans BPA

    Fabriqué sans BPA, sans phtalates et sans latex de caoutchouc naturel

  • Fiole de laboratoire — analyse PFAS

    Testé PFAS

    Notre silicone médical a été analysé par SGS, laboratoire indépendant : 470 substances PFAS testées, toutes non détectables (EN 17681).

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